FLASH BACK 2013 : « Deuxième tour de la présidentielle malgache= l’alternance ? »

FLASH BACK sur l’entre- deux tours de la présidentielle de fin 2013, où l’on retrouve les acteurs politiques de 2018…

Lire la suite

Publicités

MADAGASCAR 2018 : TSUNAMI PRE-ELECTORAL ?

Scénario de politique-fiction du mouvement de contestation de 2018, en passe de changer le paysage politique de la Grande Ile ? !–more–>

Sur le plan économique, le contexte mondial d’accaparement des terres conduit localement à des situations extrêmes, telles que la multiplication à travers Madagascar des expulsions de villages entiers de leur terroir ancestral, ou encore la pollution au mercure liée à l’exploitation aurifère illicite des chinois sur la côte sud-est de la Grande Ile – lien < – « soutien officiel aux chinois, les militaires-contre » >
Du point de vue politique, l’évolution démocratique récente en Afrique de l’Est, à l’exemple du Zimbabwe et de l’Afrique du Sud avec la démission des présidents Robert Mugabe et Jacob Zuma, ouvre la porte à une nouvelle ère de démocratisation sur le continent africain… et à Madagascar !?

CONTESTATION EXTRA-PARLEMENTAIRE
La crise politique actuelle résulte directement du débat parlementaire concernant le projet de loi organique relatif au code électoral n° 06-2018 du 21 février 2018: à l’issue de débats houleux, ledit projet passe à l’Assemblée Nationale et au Sénat, en vue de validation par la Haute Cour Institutionnelle ou dans le cas contraire, de renvoi à l’Assemblée Nationale.
Or d’après la coalition de 73 députés opposés au texte du gouvernement, l’adoption dudit projet par une majorité étroite de 79 députés pro-gouvernementaux (sur un total de 151 députés) serait entachée d’irrégularités et de pots-de-vin ; d’où la décision des députés contestataires de porter le débat sur la place publique le 21 avril dernier, en l’occurrence le parvis de la commune urbaine de la Capitale Antananarivo, historiquement baptisé Place du 13 Mai en souvenir des évènements du 13 mai 1972.
Le préfet de police ayant interdit le rassemblement public, le meeting d‘information tourne rapidement à l’affrontement direct entre les forces de l’ordre et une foule compacte décidée à forcer les grilles du parvis de la commune, affrontement soldé par au moins deux morts par balle et une dizaine de blessés, bilan qui aurait pu s’alourdir sans le retrait ordonné aux forces de l’ordre de la place du 13 mai, investie par les manifestants.

VOX POPULI ?
Deux fait inédits marquent le mouvement de contestation de 2018 :
* Dans la déclaration de « non agression » par les forces de l’ordre du mouvement de contestation lue le 23 avril 2018, le ministre Rasolofonirina Béni Xavier annonce la mise en veilleuse du dispositif répressif, tout en avertissant que les forces armées n’accepteront pas de changement de régime extra-institutionnel;
* ensuite, la diffusion de nouvelles brèves de la place du 13 mai sur les ondes publique de la radio-télévision malagasy RTM/RNM : pour mémoire, au début du soulèvement de 2009, les locaux de la RTM/RNM avaient fait l’objet d’incendie et de pillage le « lundi noir » 26 janvier 2009, victime de la vindicte populaire.
Ainsi, les 73 « députés du changement » -nouvelle appellation du groupe des 73 députés contestataires – gardent jusqu’ici leur liberté de mouvement, malgré les qualifications de « coup d’Etat »(fanongam-panjakana) réitérées par le chef de l’Etat Hery Rajaonarimampianina et son premier ministre Solonandrasana Olivier.
Le nombre de manifestants sur la place du 13 Mai est estimé à « plus d’un millier de personnes » d’après jeuneafrique à « quelques milliers » par bbc afrique.
Sous-estimé par le camp présidentiel, comptant sur les nombreuses réalisations du régime, le mouvement de contestation fait peu à peu tache d’huile au niveau des 22 Régions de la Grande Ile : en effet, les meetings de compte- rendu des députés de l’opposition – relayés sur les radios privées – donnent l’occasion à la population de dénoncer les abus de pouvoir et affaires de corruption vécus au quotidien par le malagasy lambda.
Pour mémoire, Madagascar est classé 155e sur 180 pays – soit un recul de 10 places de 2016 à 2017- avec un score de 24/100 suivant l’IPC 2017 – Indice de Perception de la Corruption – de Transparency International – lien < http://transparency.mg >

NEGOCIATIONS BLOQUEES
Suite à une première rencontre dans les bureaux de la SADC le 26 avril dernier avec le président du parti présidentiel HVM et président su Sénat Rivo Rakotovao, « après des échanges très virulents » (source BBC), la porte-parole du mouvement des députés du changement Me Hanitra Razafimanantsoa, déclare sur la place du 13mai « ne plus vouloir discuter des lois électorales » et « refuser la négociation de la SADC« , ajoutant que « les revendications ont évolué, l’opposition réclame désormais la démission du président de la République et du gouvernement » – -lien: « L’opposition décline l’offre de discussion » <http://www.bbc.com/afrique/region-43916658 >.

DEMISSION CONSTITUTIONNELLE OU ANTICIPEE…
Sur le plan juridique, les 73 « députés du changement » épuisent tous les recours légaux auprès de la HCC -Haute Cour Institutionnelle, du Procureur de la République et du Tribunal d’Antananarivo, convergeant vers la procédure légale de déchéance du chef de l’Etat Hery Rajaonarimampianina, procédure toutefois conditionnée par l’obtention d’un vote majoritaire à l’Assemblée nationale, encore hypothétique…
Pour faire basculer le rapport de forces, l’opposition compte sur la grève générale, déclenchée lundi 30 avril 2018, sans opposition des forces de l‘ordre, « dans un délai d’une semaine » pour faire plier le camp présidentiel.
De son côté, le chef de l’Etat annonce le 1er mai une hausse de 8% des salaires des fonctionnaires, multiplie les descentes sur terrain et l’occupation médiatique sur la radio et la chaîne télévisée publiques RNM/ TVM pour démontrer « qu’il est toujours bel et bien le président en exercice (sic)» malgré les déstabilisations et les manœuvres de « coup d’Etat ».
Le camp présidentiel exclut ainsi l’option de démission avant l’échéance de l’élection présidentielle envisagée pour Novembre 2018 : -lien < http://www.rfi.fr/emission/20180430-madagascar-hery-rajaonarimampianina-entretien-contestation >, le président Hery réitère : « Je suis président par la volonté du peuple malgache. Il y a des millions de personnes qui ont voté pour moi, ce serait vraiment trahir cette volonté du peuple que de démissionner. ».
En fait, la Constitution énonce clairement ; en son article 46, que LE PRESIDENT EN EXERCICE DOIT DEMISSIONNER DEUX MOIS AVANT LE SCRUTIN, S’IL SE PORTE CANDIDAT (nb : le président en exercice ne s’est pas encore prononcé !):
« Article 46.- […] Le Président de la République en exercice qui se porte candidat aux élections présidentielles démissionne de son poste 60 jours avant la date du scrutin présidentiel. Dans le cas, le Président du Sénat exerce les attributions présidentielles courantes jusqu’à l’investiture du nouveau Président. […]
La Constitution prévoit également l’éventualité de démission anticipée, en ses Articles 52 et 53:
« Article 52.- Par suite de démission, d’abandon du pouvoir sous quelque forme que ce soit, de décès, d’empêchement définitif ou de déchéance prononcée, la vacance de la Présidence de la République est constatée par la Haute Cour Constitutionnelle. Dès la constatation de la vacance de la présidence, les fonctions du Chef de l’Etat sont exercées par le Président du Sénat. En cas d’empêchement du Président du Sénat constatée par la Haute Cour Constitutionnelle, les fonctions de Chef de l’Etat sont exercées collégialement par le Gouvernement. »
Article 53.- Après la constatation par la Haute Cour Constitutionnelle de la vacance de la Présidence de la République, il est procédé à l’élection d’un nouveau Président de la République dans un délai de 30 jours au moins et 60 jours au plus, conformément aux dispositions des articles 46 et 47 de la Constitution.
»

SORTIE DE CRISE RAPIDE ET HONORABLE ?
S’il advenait , sous la pression populaire et la grève générale – qui risque de prendre rapidement les proportions d’un « tsunami » !? – que le président Hery accepte, malgré l’avis de ses partisans et dans l’intérêt supérieur de la Nation, l’option de DEMISSION ANTICIPEE – prévue par les articles 52 et 53 de la Constitution – à l’instar de ses illustres collègues africains Robert Mugabe ou Jacob Zuma -, il reviendrait à charge des médiateurs – nationaux et/ou internationaux ?- de concocter un Accord dans l’esprit de la Convention du Panorama signée le 31 octobre 1991, à valider par l’Assemblée nationale « réconciliée ». pour mettre en route un calendrier électoral présidentiel respectant l’échéance de 2018.
En quelque sorte une sortie de crise rapide et honorable et la possibilité pour le président Hery de concourir dans un scrutin cette fois équitable et ainsi de se rattraper… dans l’esprit du « fanorona », le jeu stratégique national ?

Ce 1er mai 2018 par Zanatany

Adygasy 2015 Report

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2015 de ce blog.

En voici un extrait :

Un tramway de San Francisco peut contenir 60 personnes. Ce blog a été visité 3 500 fois en 2015. S’il était un de ces tramways, il aurait dû faire à peu près 58 voyages pour transporter tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

ADY GASY : 1 Film & des Cultures Malagasy

Sorti en 2014 , le documentaire de Lova Nantenaina intitulé « Ady gasy, the malagasy way » vogue aux 4 vents de la planète: illustrant au départ la débrouille des artisans malgaches, l’expression « ady gasy » englobe diverses pratiques -culturelles, culturales, médicinales- en cours à Madagascar

Lire la suite